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Testez vos connaissances sur les génériques

Le nom du générique n’est pas le même que celui du médicament de marque.

Vrai. Un générique ne porte pas le même nom que le médicament de référence. Il possède soit un nom de marque qui lui est propre, suivi de la mention « Gé », soit le nom de la molécule, suivi de celui du laboratoire. Pour s’y retrouver, il suffit de regarder la dénomination commune internationale (DCI) de vos médicaments. C’est le vrai nom d’un médicament : il est écrit en italique sur la boîte en dessous du nom de marque. Un générique a la même DCI que son médicament de référence.

Les génériques ne sont pas toujours aussi efficaces que les médicaments de référence.

Faux. Comme l’indiquent des études scientifiques, les génériques sont aussi efficaces que leur médicament de référence. C’est à cette condition qu’ils ont pu obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Certains génériques sortent des mêmes chaînes de production que leur médicament d’origine.

Les génériques sont aussi sûrs que les médicaments de marque.

Vrai. Avant et après leur commercialisation, les génériques sont soumis aux mêmes circuits d’évaluation et de contrôle que les médicaments de marque. Ils répondent strictement aux mêmes exigences de qualité et de sécurité que les médicaments d’origine.

Les génériques ne sont pas des médicaments à part entière.

Faux. Un générique est la copie d’un médicament original dont le brevet est tombé dans le domaine public. De dix à quinze ans sont nécessaires avant qu’un médicament de marque mis sur le marché puisse devenir un générique. Les génériques sont donc des médicaments dont l’utilité et l’efficacité sont particulièrement établies.

Certaines personnes ont parfois le sentiment qu’un générique « marche » moins bien.

Vrai. C’est notamment le cas des personnes âgées qui sont habituées à la forme ou à la couleur de leur médicament et à sa boîte. Ces patients sont souvent réticents à un changement. Cette méfiance s’accompagne d’un sentiment de moindre efficacité du traitement. Ce phénomène psychologique, qui est scientifiquement démontré, est connu sous le nom d’effet nocebo. Il peut se produire avec n’importe quel médicament, qu’il soit générique ou non.

Les génériques font faire des économies importantes.

Vrai. Les génériques sont deux fois moins chers que les médicaments de marque. En plus, quand le brevet d’un médicament arrive à échéance et que ses génériques sont commercialisés, le prix du médicament de référence est diminué de 15 %. L’utilisation des génériques permet à la Sécu et aux mutuelles de faire de vraies économies. Celles-ci servent, par exemple, à financer la prise en charge de nouveaux traitements.

La France est le pays où l’on vend le plus de génériques.

Faux. La France est en retard par rapport à de nombreux pays européens, comme l’Allemagne ou l’Angleterre. En 2011, environ une boîte sur quatre délivrées en France était un médicament générique. Aux Etats-Unis, deux boîtes de médicaments sur trois sont des génériques. En France, une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam) montre que, parmi les médicaments pour lesquels un générique est disponible, la France est le pays européen où il est le moins utilisé.

Certains génériques sont plus chers que leur médicament de référence.

Faux. Cette idée fausse circule sur Internet depuis des années. Le prix d’un médicament générique est calculé en fonction de celui du médicament de référence. Il est environ deux fois moins cher.

Les génériques peuvent contenir des excipients particuliers.

Vrai. Tous les médicaments intègrent des excipients dans leur composition. Ces substances inertes déterminent la couleur, la forme ou le goût du médicament. Certaines de ces substances, comme le lactose, sont plus ou moins bien tolérées. Mais ce n’est pas une particularité des génériques : les médicaments d’origine contiennent également des excipients. Même votre dentifrice en contient !

L’aspect d’un générique peut être différent de celui du médicament de marque.

Vrai. Le générique a la même composition que le médicament d’origine : le principe actif et le dosage sont identiques. En revanche, sa taille, sa couleur et sa présentation (gélules, comprimés) peuvent être différentes. Cette situation devrait changer, car la loi autorisedésormais les fabricants de génériques à copier l’aspect des médicaments de référence, ce qui n’était pas le cas avant.

Le pharmacien a le droit de délivrer un générique à la place du médicament prescrit par le médecin.

Vrai. Le pharmacien est autorisé à délivrer un médicament générique à la place du médicament de marque prescrit par le médecin. Cette possibilité, accordée en 1999 au pharmacien, est appelée « droit de substitution ».

Ghislaine Trabacchi et Philippe Rémond

Encadré

Continuez à bénéficier du tiers payant !

Les pharmaciens doivent désormais appliquer le dispositif « Tiers payant contre génériques » institué par l’assurance maladie. Jusqu’à présent, la présentation de votre carte Vitale et, la plupart du temps, de celle de votre mutuelle vous permettait de ne pas régler la part du coût de vos médicaments prise en charge par le régime général et votre complémentaire santé. Cette procédure ne peut plus être pratiquée dans les officines si vous refusez la délivrance d’un médicament générique. Vous devez alors avancer le prix du produit de marque. Vous recevrez une feuille de soins papier sur laquelle vous collerez les vignettes et vous l’adresser à votre caisse primaire d’assurance maladie. Seule exception à l’application de cette mesure : les ordonnances comportant la mention manuscrite « non substituable », en toutes lettres, en face du nom du médicament concerné. S. L.