INFORMATIONS PRATIQUES SUR L'ASSURANCE MALADIE
HISTORIQUE DES REMBOURSEMENTS : L'AIDE MEMOIRE DE VOS SOINS
Il vous arrive d’oublier les
médicaments qui vous ont été prescrits ? Avec l’historique des
remboursements, votre suivi médical est plus sûr et précis.
Qu'est-ce que l’historique des remboursements ?
L'historique
des remboursements est un nouveau service de l'Assurance Maladie qui permet à
votre médecin de prendre connaissance de l'ensemble des soins, médicaments et
examens qui vous ont été prescrits et remboursés au cours des 12 derniers mois.
A quel
type d'informations le médecin peut-il accéder ?
L'historique
des remboursements permet à votre médecin d'accéder aux données de
remboursement concernant :
- les
consultations chez un médecin (généraliste ou spécialiste) ou chez un
chirurgien-dentiste ;
- les
médicaments remboursés (nom et posologie) ;
- les
actes de radiologie (nature de l'examen et date) ;
- les
actes de biologie (nature de l'examen et date) ;
- les
arrêts de travail indemnisés (date et durée) ;
- les
hospitalisations dans les établissements privés et publics (durée et nature
du séjour, date d'admission) ;
- les
transports (date et mode de transport).
Votre
médecin n'a accès à aucun compte rendu de consultations ou d'opération, ni à
aucun résultat d'examens.
Quels
sont les avantages pour vous ?
Vous ne
vous souvenez plus d'une date d'examen ? Vous avez oublié le dosage de
votre médicament ? Avec l'historique des remboursements, votre médecin
retrouve ces informations.
Ce service lui permet de mieux vous connaître, vous conseiller et vous
orienter.
Si vous
consultez un médecin pour la première fois
En
permettant à ce médecin d'accéder à vos dernières consultations et soins
remboursés, vous lui donnez l'occasion de vous poser les bonnes questions sur
votre état de santé et ainsi de mieux vous connaître.
Il peut alors adapter précisément les prescriptions à vos besoins.
Si vous
consultez un médecin de manière occasionnelle
L'historique des remboursements
est un service utile surtout lorsque vous consultez un médecin pendant vos
vacances, un médecin remplaçant ou un spécialiste vers lequel votre médecin
traitant vous a orienté.
C'est pour lui un bon moyen d'éviter les interactions médicamenteuses et les
examens redondants qui peuvent être dangereux pour votre santé.
Votre
accord est nécessaire
Votre carte Vitale, qui vous permet
un remboursement plus rapide, peut désormais également servir au médecin pour
consulter l'historique des remboursements.
Cependant,
votre médecin doit obtenir votre accord pour accéder à cet historique. Vous
êtes libre d'accepter ou non.
- Si
vous acceptez : vous lui donnez votre
accord et vous lui remettez votre carte Vitale.
- Si
vous refusez : vous lui indiquez votre
refus et vous lui donner votre carte Vitale pour qu'il puisse rédiger la
feuille de soins électronique. Vous serez ainsi remboursé plus rapidement.
Votre refus n'aura aucune conséquence sur vos remboursements.
Un service sécurisé
L'historique
des remboursements est un service dont l'accès est sécurisé. Le médecin peut
accéder au service seulement avec votre accord, en votre présence et avec votre
carte Vitale.

LA PARTICIPATION FORFAITAIRE OBLIGATOIRE
Sont concernés par cette
participation forfaitaire de 1 euro toutes consultations, tous les actes
médicaux ainsi que les actes de biologie médicale.
La participation totale par personne ne pourra pas dépasser 50 €uros par an.
- Ne sont pas
concernés par la participation forfaitaire :
- Les mineurs de moins de 18 ans
- Les femmes enceintes de + de 6 mois ou venant
d'accoucher
- Les bénéficiaires de la CMU
Les
Mutuelles ne peuvent pas prendre en charge cette participation forfaitaire,
sous peine de subir la taxe sur les contrats d'assurance. (TCA)
LA FRANCHISE MEDICALE EN PRATIQUE
- La franchise, qu’est-ce que c’est ?
C’est une somme qui est déduite
des remboursements effectués par la caisse d’assurance maladie sur les
médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.
Le montant de la franchise est
plafonné à 50 euros par an pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.
- Qui est exonéré ?
Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle
complémentaire, les enfants et jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes.
La franchise, combien ça coûte ? Quels sont les actes, les
produits et les prestations concernés ?
- 50 centimes d’euro sur les remboursements de médicaments,
- 50 centimes d’euro sur les actes paramédicaux,
- 2 euros par transport sanitaire.
Un plafond journalier a été mis en place pour les actes
paramédicaux et les transports sanitaires : on ne pourra pas déduire plus de 2
euros par jour sur les actes paramédicaux et 4 euros par jour pour les
transports sanitaires.
LE MEDECIN TRAITANT
- Est médecin traitant tout médecin généraliste ou spécialiste libéral ou hospitalier du secteur I ou II. Après consultation, il vous adresse si besoin est, à un médecin apte à traiter la situation, qui sera appelé médecin correspondant.
Ne sont pas concernés par le médecin traitant :
- Les mineurs de moins de 16 ans
- Les personnes en ALD (uniquement pour ce qui concerne leurs pathologies)
- Les bénéficiaires de la CMU
- Les urgences
- Dans le cas d'un déménagement
- Sur le lieu des vacances
Les spécialités qui ne nécessitent pas le passage par le médecin traitant :
- Gynécologie
- Ophtalmologie
- Psychiatrie
- Neuropsychiatrie
- Neurologie
- Pédiatrie
- Chirurgiens-dentistes
Si recours direct à un autre médecin que le médecin traitant
- Risque de payer des dépassements d'honoraires
- Remboursement moindre de la Sécurité Sociale

LE PARCOURS DE SOINS COORDONNES
Le respect du parcours de soins impose à l'adhérent de passer au préalable par son médecin traitant, avant de se rendre chez un médecin "correspondant" généraliste ou spécialiste, sur recommandation du médecin traitant.
Si le parcours de soins coordonnés n'est pas respecté :
- Dépassements généralisés des honoraires du spécialiste
- Remboursement moindre de la Sécurité Sociale
TARIF DES CONSULTATIONS
1/
Dans le cadre du parcours de soins coordonnés
|
Tarifs
des consultations du médecin traitant (applicables depuis le 1er
juillet 2007)
|
|
Médecin
consulté
|
Tarif
|
Base du
remboursement
|
Taux de
remboursement
|
Montant
remboursé*
|
|
Généraliste
secteur 1
|
22 €
|
22 €
|
70 %
|
14,40 €
|
|
Généraliste
secteur 2
|
honoraires
libres
|
22 €
|
70 %
|
14,40 €
|
|
Spécialiste
secteur 1
|
25 €
|
25 €
|
70 %
|
16,50 €
|
|
Spécialiste
secteur 2
|
honoraires
libres
|
23 €
|
70 %
|
15,10 €
|
|
Psychiatre Neuropsychiatre Neurologue
secteur 1
|
37 €
|
37 €
|
70 %
|
24,90 €
|
|
Psychiatre Neuropsychiatre Neurologue
secteur 2
|
honoraires
libres
|
34,30 €
|
70 %
|
23,01 €
|
* Les montants remboursés indiqués tiennent compte de la
participation forfaitaire de 1 euro retenue sur chaque
consultation ou acte réalisé par un médecin, sauf pour les personnes de moins
de 18 ans, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse
jusqu'à douze jours après l'accouchement, les bénéficiaires de la
C.M.U. complémentaire ou de l'Aide médicale de l'État.
2/
Hors du parcours de soins coordonnés
Vous consultez un médecin généraliste sans être orienté par
votre médecin traitant
|
Tarifs
des consultations d’un médecin généraliste (tarifs applicables depuis
le 2 septembre 2007)
|
|
Médecin
consulté
|
Tarif
|
Base du
remboursement
|
Taux de
remboursement
|
Montant
remboursé*
|
|
Généraliste
secteur 1
|
22 €
|
22 €
|
50 %
|
10 €
|
|
Généraliste
secteur 2
|
honoraires
libres
|
22 €
|
50 %
|
10 €
|
* Les montants remboursés indiqués tiennent compte de la
participation forfaitaire de 1 euro retenue sur chaque
consultation ou acte réalisé par un médecin, sauf pour les personnes de moins
de 18 ans, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse
jusqu'à douze jours après l'accouchement, les bénéficiaires de la C.M.U.
complémentaire ou de l'Aide médicale de l'État.
3/
Vous avez déclaré un médecin traitant et vous consultez un médecin spécialiste
dans le cadre de l'accès direct autorisé
Vous avez
déclaré votre médecin traitant et vous consultez directement un gynécologue, un
ophtalmologue, un psychiatre ou un neuropsychiatre dans le cadre de l'accès
direct autorisé.
|
Tarifs
de consultations des médecins spécialistes en accès direct autorisé si vous
avez déclaré un médecin traitant (tarifs applicables depuis le 1er juillet
2007)
|
|
Médecin
consulté
|
Tarif
|
Base du
remboursement
|
Taux de
remboursement
|
Montant
remboursé
|
|
Gynécologue - Ophtalmologue
Consultation pour suivi régulier
- secteur 1
- ou secteur 2
avec option de coordination
|
28 €
|
28 €
|
70 %
|
18,60 €
|
|
Gynécologue - Ophtalmologue
Consultation pour suivi régulier ou autre
secteur 2
|
honoraires
libres
|
23 €
|
70 %
|
15,10 €
|
|
Psychiatre Neuropsychiatre
(pour les patients de 16 à 25 ans)
secteur 1
ou 2 avec option de coordination
|
41 €
|
41 €
|
70 %
|
27,70 €
|
|
Psychiatre Neuropsychiatre
(pour les patients de 16 à 25 ans)
secteur 2
|
honoraires
libres
|
34,30 €
|
70 %
|
23,01
|
MEDICAMENTS EN LIBRE SERVICE :
Petite révolution dans les pharmacies
Depuis le
mois de juillet dernier, 250 médicaments sont mis en libre service dans les
pharmacies.
Il s’agit de produits couramment utilisés en
automédication, non remboursables par la Sécurité Sociale, qui soignent les
symptômes bénins comme les maux de gorge, les troubles intestinaux ou les
brûlures d’estomac.
Parmi ces
médicaments, 19 sont d’ordre homéopathique et 12 à base de plantes.
A l’avenir, cette liste de 250 spécialités pourrait être
élargie, car les médicaments à prescription médicale facultative sont au nombre
de 3000.
MIEUX
MAITRISER L’AUTOMEDICATION
Dans quels cas se soigner
seul ?
Avant de se soigner, il faut bien identifier le problème de
santé, ce qui passe par une bonne connaissance du fonctionnement «normal » de
son corps.
Seuls les problèmes bénins (maux de gorge, maux
de tête, rhumes, fièvre…) relèvent de l’automédication.
Si les symptômes sont intenses, apparaissent
subitement, persistent ou, s’il s’agit d’un symptôme jamais rencontré, mieux
vaut consulter un médecin.
Bien
se soigner seul, avec des médicaments
Un médicament, même vendu sans ordonnance,
n’est jamais anodin.
Les principaux médicaments accessibles en
automédication sont destinés à traiter ou soulager douleurs (dentaires, dorsales…)
et fièvres, troubles digestifs, toux, maux de gorge, boutons de fièvre, aider
au sevrage tabagique…
Au moindre doute, demandez conseil à un
pharmacien. Autant que possible, allez toujours voir le même, il apprendra
ainsi progressivement à mieux vous connaître.
5 règles d’or pour utiliser un médicament dans
ces conditions :
Relisez la notice et l’emballage : respectez
les consignes (posologie, conditions de conservation…).
Ne cumulez pas plusieurs médicaments sans en
parler à votre pharmacien : Les interactions peuvent engendrer des effets
indésirables.
Ne prenez jamais en automédication des
médicaments vendus sur ordonnance, même s’ils vous avaient été prescrits à une
autre occasion.
Évitez de consommer des excitants (alcool,
café…) pendant un traitement.
Ne prolongez pas une automédication : si votre
état général empire ou que les symptômes ne diminuent pas après quelques jours,
arrêtez le traitement et consultez un médecin.
Questions fréquentes
Le prix d’un médicament
vendu sans ordonnance est-il toujours le même?
Non. Les prix des médicaments accessibles en
automédication sont libres et peuvent varier de manière significative, selon la
marque ou l’officine. Vous pouvez donc librement comparer les prix avant de les
acheter. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence !
Faut-il dire à son médecin ou à son pharmacien que l’on
prend des médicaments sans prescription ?
Oui, absolument. Même accessible sans
ordonnance, un médicament n’est jamais anodin. Et les professionnels de santé
que vous consultez doivent savoir ce que vous prenez, afin de mieux vous
soigner sans risquer une interaction médicamenteuse. Votre médecin a l’habitude
que ses patients soignent eux-mêmes leurs petits problèmes de santé, il ne vous
jugera pas.
Peut-on pratiquer l’automédication à
l’étranger ?
Oui, mais privilégiez l’utilisation de
médicaments que vous connaissez et que vous emmènerez avec vous. Si vous devez
acheter des médicaments sur place, il est préférable de connaître la
dénomination commune internationale (DCI), le nom de la molécule active, qui
est le même dans tous les pays, quelle que soit la marque.
Tout le monde peut-il pratiquer
l’automédication ?
Non. Les femmes enceintes ou
allaitantes, les bébés et les personnes souffrant d’affections chroniques ou
d’allergies doivent l’éviter. Il faut également être très prudent avec l’automédication des enfants.

ET SI VOUS RENTRIEZ CHEZ VOUS LE SOIR MEME ?
Se faire opérer et rentrer à la maison le jour même
: c'est le principe de la chirurgie ambulatoire. Une technique qui pourrait
s'appliquer, en toute sécurité, à 80 % des opérations pratiquées en
France.
La chirurgie ambulatoire, les étapes clés :
- Le
chirurgien décide si la chirurgie ambulatoire est adaptée à votre cas. L'anesthésiste
fait un bilan et vous remet un livret de consignes à respecter la veille et le
jour de l'opération.
- Le
jour J : vous vous présentez à l'accueil de l'hôpital ou de la clinique pour
effectuer votre admission, et vous êtes opéré.
- Après
quelques heures de surveillance, le chirurgien et l'anesthésiste vérifient que
vous pouvez sortir.
- L'équipe
soignante vous remet une liste de recommandations et un numéro de téléphone :
vous pouvez ainsi contacter le personnel médical de l'établissement en cas de
besoin, 24/24 h.
- Vous
effectuez les formalités de sortie. Votre caisse d’assurance maladie rembourse
vos frais d'hospitalisation de la même façon que pour une intervention
classique.
Les précautions à prendre :
Le
principe de la chirurgie ambulatoire est adapté à tous les âges, dès
6 mois, sous certaines conditions :
- ne pas souffrir d'une maladie
grave et instable,
- être accompagné pour le retour au domicile ainsi que la
première nuit suivant l'opération,
- habiter à moins d'une heure de l'hôpital ou
de la clinique,
- et avoir le téléphone.
Si vous devez vous faire opérer
prochainement, la chirurgie ambulatoire est peut-être adaptée à votre
situation. Alors, parlez-en avec votre médecin traitant.
LE CONTRAT RESPONSABLE
Les contrats dits "responsables" devront être subordonnés au respect de plusieurs conditions :
- La non-prise en charge totale ou partielle par la Mutuelle de la participation forfaitaire obligatoire d'un euro, pour toute consultation ou tout acte médical ou de biologie médicale.
- La prise en charge totale ou partielle par la Mutuelle des prestations liées à la prévention, aux consultations et prescriptions du médecin traitant.
- La non-prise en charge totale ou partielle par la Mutuelle des dépassements d'honoraires sur les tarifs des actes et consultations que les spécialistes pourront appliquer dès lors qu'ils seront consultés directement par l'assuré, hors parcours de soins.
Les garanties des contrats responsables individuels comme collectifs doivent répondre à un cahier des charges commun, pour répondre aux limitations et obligations imposées.
Concernant les contrats collectifs obligatoires, seuls les contrats "responsables" peuvent bénéficier de l'exonération fiscale et sociale.
Ne sont pas concernés par les contrats responsables :
Les mineurs de moins de 16 ans
Les personnes en affection de longue durée (ALD) (uniquement pour ce qui concerne leurs pathologies.

LES SOINS DE PODOLOGIE REMBOURSES POUR LES PATIENTS DIABETIQUES A RISQUES
Depuis
le 24 mai 2008, l’Assurance Maladie rembourse les séances de soins et de
prévention réalisées par des pédicures podologues conventionnés, pour les
diabétiques dont les pieds présentent des risques élevés de lésions ou des
blessures importantes.
Si vous êtes diabétique soyez vigilant si vos chaussures
rencontrent une usure anormale ou si vos pieds sont blessés ou ulcérés et que
ces plaies sont peu douloureuses.
Consultez votre médecin traitant qui saura
vous conseiller et vous prescrire, si nécessaire, des soins de
pédicurie-podologie.
Il vous indiquera également si ces soins peuvent être pris
en charge par l'Assurance Maladie en fonction du niveau de risque que vous
présentez.
AIDE A L'ADHESION D'UNE COMPLEMENTAIRE SANTE
(Article 56 de la loi du 13 août 2004)
- Mise en place d'un dispositif de
crédit d'impôt pour l'obtention d'une complémentaire santé individuelle
ou collective à titre facultatif pour les foyers les plus modestes.
Population concernée
- Les bénéficiaires de la CMU (sous conditions de ressources)
- Les personnes ayant un revenu ne dépassant pas la CMU + 15%
Le process
La CPAM délivre une attestation de droit à réduction
- Le prospect s'adresse à la Mutuelle
qui consent une remise (75 euros pour les moins de 25 ans, 150 euros
pour les 25 à 59 ans, 250 euros pour les plus de 60 ans)
- La mutuelle déduit cette aide du montant global qu'elle paye trimestriellement au Fond de financement de la CMU (2,50%)
- La Mutuelle peut accepter ou refuser l'adhésion
- La mutuelle remet à l'adhérent une documentation "ouverture de droits" valable pour un an
Ces contrats ne remboursent pas la participation forfaitaire obligatoire.
LE DOSSIER MEDICAL PERSONNEL
- Le dossier médical personnel contiendra des informations informatisées sur l'état de santé de l'adhérent, sur les soins prodigués et sur son suivi.
- La nouvelle carte Vitale avec photo deviendra la clé d'accès à ce dossier médical.
